COBDEN ET LA LIGUE

Nous sommes toujours prêtes à secourir l’infortune, disent-elles, mais ce n’est pas une raison pour que la loi fasse des infortunés.

Frédéric Bastiat
Œuvres Complètes, tome III, pages 72 à 80
Introduction

Frédéric Bastiat conclut son introduction à Cobden et la Ligue sur un message d’espoir, convaincu que ce qui se passe alors en Angleterre va changer la face du monde. Si l’on considère la fin du colonialisme dans les cent années qui ont suivi, il avait raison. Mais j’imagine qu’il s’attendait à une évolution plus rapide et n’a pas anticipé les guerres de 1870, 1914 et 1939 qui ont suivi. Le libéralisme qu’il voyait avancer à grands pas ne s’est malheureusement pas autant étendu qu’il ne l’espérait (sans compter les résurgences de protectionisme que nous pouvons observer à mesure qu’avance le XXIème siècle).

La citation d’aujourd’hui qui fait parler les femmes anglaises associées à la Ligue contre la Loi Céréale traduit assez bien l’état d’esprit dans lequel il se trouve. Le monde n’est pas parfait, il est tout à fait pertinent de s’en offusquer et de réagir individuellement comme on le peut. Cependant, il serait bon de commencer par ne pas renforcer les malheurs et l’injustice dans le monde par les politiques qui sont conduites par le gouvernement.

Pages 1 à 6 – Pages 6 to 20 – Pages 20 à 30 – Pages 30 à 38 – Pages 38 à 56 – Pages 56 à 72 – Pages 72 à 80

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