GRATUITE DU CREDIT

Il nuit au prêteur, parce que, quand celui-ci a recours à l’emprunt, il est victime de la même spoliation.

Charles-François Chevé
Œuvres Complètes de Frédéric Bastiat, tome V, pages 94 à 335
Première lettre, pages 94 à 111

Gratuité du Crédit est un recueil de quatorze lettres également publiées sous le titre par Intérêt et Principal par Pierre-Joseph Proudhon en réponse à la publication de Capital et Rente par Frédéric Bastiat. 

La première de ces lettres est de Charles-François Chevé, rédacteur à la Voix du Peuple. Elle prétend reprendre pas à pas les arguments publiés dans Capital et Rente pour en conclure à la nécessité de l’abolition de la rente (ou de l’intérêt), ce qui est l’exact opposé de la conclusion de Frédéric Bastiat. De toute évidence, Chevé était convaincu de l’iniquité de l’intérêt et l’argumentaire de Bastiat lui a fait voir rouge au point de l’aveugler: ses arguments sont de peu de valeur, à l’image de la citation d’aujourd’hui qui consiste, en réponse à l’argument selon lequel l’intérêt est bénéfique à l’emprunteur et non pas uniquement au prêteur, à dire qu’une spoliation nuit au spoliateur car ce dernier pourrait se trouver lui-même victime de la spoliation s’il n’était pas spoliateur mais spolié. Cela n’a ni queue, ni tête, et explique certainement pourquoi, suite à la réponse de Frédéric Bastiat, Pierre-Joseph Proudhon prit le relais comme opposant au débat. 

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