XVIII. DEMOCRATIE ET LIBRE-ECHANGE

Un philosophe devant qui on niait le mouvement se prit à marcher.

Frédéric Bastiat
Œuvres Complètes, tome II, pages 100 à 104
25 avril 1847

Dans ce court article, Frédéric Bastiat utilise la preuve par l’absurde pour répondre à la question: “Le libre-échange, quant aux choses les plus essentielles, est-il ou n’est-il pas dans l’intérêt du peuple?”

Il y présente un tableau des droits de douane mis en place par les législatures de 1795, 1791, 1817 et 1822 dans lequel on passe progressivement d’un nombre limité de droits relativement faibles à une multiplication des biens faisant l’objet de droits de douane de plus en plus élevés. La raison pour laquelle 1795 est présenté en premier est que les législatures ont été classées par ordre décroissant de “démocratisation”, les électeurs pour chacune d’entre elles étant en nombre de plus en plus restreint. Je dois reconnaître qu’il peut être reproché de faire l’amalgame entre corrélation et causalité ici mais s’agissant de quatre législatures différentes, est-il vraiment raisonnable de n’y voir que le fruit du hasard? Frédéric Bastiat renforce sa conviction en citant ce qui a pu être observé en Angleterre et aux Etats-Unis également.

La démonstration est peut-être un peu faible mais il n’en reste pas moins que la citation du jour mérite d’être considérée chaque fois qu’un protectionniste profère une inanité, la démonstration par l’absurde restant le meilleur moyen de détecter les erreurs.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *