LETTRES A M. FELIX COUDROY

Comment, comment lutter contre une école qui a la force en main et qui promet le bonheur parfait à tout le monde?

Frédéric Bastiat
Œuvres Complètes, tome I, page 82
Lettre du 29 février 1848

Première lettre de Frédéric Bastiat à son ami Félix Coudroy dans les jours qui ont suivi la révolution de 1848 et avant qu’il ne soit élu député. Ce dont il se plaint ici est un dilemme auquel les libéraux continuent de faire face près de deux siècles plus tard. En effet, offrir la liberté, c’est exiger la responsabilité individuelle avec tous les inconvénients qu’elle comporte, notamment pour ceux qui font des erreurs (chacun d’entre nous, donc).

Face aux libéraux, on retrouve quelques politiciens convaincus qui promettent avoir des solutions pour améliorer le bien-être mais ne se penchent pas sur les coûts associés et surtout, des politiciens à l’éthique douteuse qui se moquent de la vérité et sont prêts à offrir le bonheur à tous en échange d’une élection. 

Tant que les électeurs n’apprendront pas que les uns se mettent le doigt dans l’oeil et les autres leur mettent le doigt dans l’oeil, le discours de vérité des libéraux ne fera pas le poids.

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